Facteurs déterminants de la santé
Létat de santé dun individu et dune collectivité est influencé par la combinaison de plusieurs facteurs ; lhérédité (la biologie humaine), lenvironnement physique et social dans lequel les gens vivent, le mode de vie, lorganisation des soins de santé.
Or, il faut savoir que laffectation actuelle des dépenses de santé ainsi que les ressources financières, humaines et matérielles quon y consacre ne sont pas en relation avec lordre dimportance quont ces quatre facteurs dans la contribution potentielle à la réduction de la mortalité. Des études américaines portant sur les dépenses en soins de santé et linfluence des facteurs ayant un impact majeur sur celle-ci démontrent que 90% des dépenses sont affectées au système de soins même si celui-ci contribue à réduire seulement 11% de la morbidité. A lopposé, seulement 1.5% des budgets sont attribués au facteur " style de vie ", malgré le fait que sa contribution potentielle à la réduction de la morbidité se situe à 43% (Genver, G.E.A., 1976).
La santé dépend en fait de quatre facteurs :
Lhérédité :
Personne ne reçoit les mêmes qualités à la naissance et de plus, tout être vivant réagit différemment aux processus de vieillissement. On attribue à ce facteur 16% (Latouche R., 1995) dincidence sur la santé dun individu.
Lenvironnement :
Lenvironnement joue également un rôle sur la santé de lêtre humain. Il suffit de penser au milieu dans lequel nous évoluons (degré de pollution de lair, de leau, du sol et toutes autres formes dagressions nuisibles à la santé comme le bruit dans les dancing,...) mais aussi à linfluence du milieu relationnel (niveau de vie, de bien-être, relation positive avec lentourage,...). 21 % dincidence sont attribués à ce facteur (Genver, G.E.A., 1976).
Le mode de vie :
Le mode de vie reprend la façon dont lhomme mange, boit, fume, utilise les médicaments, ses habitudes quant à la pratique dactivité physique et sportive,... On considère que ce facteur joue un rôle pour 53 % sur la santé de lêtre humain (Genver, G.E.A., 1976).
Le système de sécurité sociale :
La " sécu " aurait une incidence de 10% sur la santé. Une étude américaine a conclu quelle permettait de réduire la morbidité de 11% (Genver, G.E.A., 1976). On entend par système de sécurité sociale lintervention du médecin, linspection médicale scolaire, les vaccinations préventives, les soins de santé,...

La santé était jadis perçue comme labsence de maladie. Au fil des décennies, on la considérée avec une approche beaucoup plus global et plus positive (selon la définition de lO.M.S.). A la médecine de type biochimique et curative se sont progressivement ajoutées dautres approches centrées davantage sur la prévention.
De nos jours on considère que le maintien et l'amélioration de la santé de chaque individu nécessitent que l'on prévienne certaines maladies ou blessures, qu'on acquiert un certain niveau de bien-être physique, mental et social, et qu'on soit en mesure de s'adapter de façon adéquate à divers environnements physiques et milieux de vie humaines à différentes périodes de l'existence. Cela a aussi un impact direct et indirect sur la mortalité, la restriction d'activité et l'espérance de vie en bonne santé.
La pratique dactivités physiques participe de façon importante et significative à latteinte de ces objectifs, grâce à lacquisition de connaissances, dhabiletés, dattitudes et dhabitudes de vie saines qui favorisent et permettent une pratique plus efficace, efficiente, régulière et sécuritaire dune variété dactivités physiques, à toutes les étapes de la vie. En plus daméliorer la qualité de vie, cela diminue de façon importante le nombre de décès reliés à certaines maladies, les années potentielles de vie perdues avant 65 ans, ainsi que les coûts sociaux générés par diverses maladies.
En 1850, un tiers de lénergie totale nécessaire pour faire fonctionner les manufactures était dorigine musculaire humaine. En 1979, selon un rapport établi par " lAmerican association of fitness directors in business and industry ", cette part était inférieure à 1%.
De nombreuses études épidémiologiques montrent que la sédentarité représente un important facteur de risques pathologiques. Par contre, une pratique physique régulière possède des vertus préventives voire thérapeutiques qui sont maintenant bien argumentées.
Sources:
Confédération des éducateurs et éducatrices du Québec (CééPQ), Faire avancer l'école, éditions l'Impulsion, Sainte-Foy, Décembre 1993
LATOUCHE R., "un peuple moins sédentaire et en meilleure santé à travers l'éducation physique et la vie active", mémoire présenté à la commission des états généraux surl'éducation au Québec, août 1995
GENVER, G.E.A., An Epidemiological Model for Health Policy, Soc. Ind. Res., 1976
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