Introduction

 

Dans nos pays industrialisés, les progrès de la mécanisation et de l’automatisation, l’utilisation préférentielle de l’automobile pour tous les déplacements et la dictature de la télévision transformant la majorité des foyers en population captive, ont progressivement développé un mode de vie de type passif. Cette dramatique réduction de l’activité physique a pour conséquences - les Etats-Unis constituent à cet égard un exemple démonstratif - sédentarité et obésité dont les effets néfastes dans le domaine de la santé et désastreux en termes économiques ne sont plus à démontrer. Cette dangereuse dérive de nos habitudes comportementales impose que soit définie au niveau national une véritable politique de promotion des activités physiques et sportives. Un tel effort doit obligatoirement donner la priorité au sport de masse et ne pas s’exercer exclusivement au sport de haut niveau ; en effet, ce dernier, s’il peut flatter à l’occasion l’orgueil national et donner bonne conscience aux politiques, n’a aucun sens en terme de santé publique.

Il existe un certain engouement de la population pour les activités physiques et sportives. Cet intérêt relativement récent pour les activités sportives traduit une évolution des mentalités individuelles et collectives recherchant à travers cette pratique, outre un certain plaisir, le moyen d’entretenir la condition physique, de retarder le vieillissement et de prolonger la vie active.

La pratique sportive permet d’approcher les objectifs de la santé telle que la définit l’O.M.S. :" un état global de bien-être physique, mental et social ". En effet, le sport a un impact non seulement physique mais aussi psychologique et social. Ces effets sont d’autant plus probants que la pratique sportive s’accompagne le plus souvent d’un changement radical des comportements nutritionnels et d’une amélioration de l’hygiène de vie.

Parce qu’elle constitue l’un des leviers sur lequel peut agir une politique de santé publique, la promotion des activités physiques et sportives doit faire l’objet d’une large diffusion auprès des organismes scolaires, universitaires, ainsi qu’au niveau des entreprises et des différentes associations. A condition d’être sous-tendue par une réelle volonté politique, une telle stratégie, inscrite dans le cadre d’une nécessaire planification de la santé publique doit avoir des conséquences économiques et sociales bénéfiques en réduisant le coût des dépenses de santé.

Source: GAUTHIER D., actualité et dossier en santé publique, tiré à part, mars 1996

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