Sédentarité et facteurs de risques pathologiques

 

Le développement de la vie urbaine, l’extension du secteur tertiaire dans la population active ainsi que la mécanisation des outils de travail et des moyens de transport favorisent un mode de vie sédentaire qui peut déboucher sur un état physiologique délétère. Celui-ci se manifeste principalement par une limitation de la consommation maximale d’oxygène et de l’endurance aérobie, une fréquence cardiaque et une tension artérielle de repos et d’exercice anormalement élevées, une surcharge pondérale avec un excès de matière grasse, une diminution de la force et de l’endurance musculaire, une réduction de la souplesse musculo-tendineuse et une diminution des mouvements articulaires.

Les individus qui sont moins actifs tendent à avoir une attitude moins positive envers leur bien-être physique et émotif et leurs habitudes de vie sont moins saines. Progressivement, ils deviennent victimes d’un processus néfaste pour leur santé actuelle et future.

On constate que le manque d’activité conduit à une diminution des fonctions biologiques. Ce manque d’activité peut être dû à de multiples facteurs individuels, voire à des facteurs liés entre eux. Un cercle vicieux s’installe ;

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Le tableau de Weinek explique très bien les causes de l'inactivité physique et la construction du cercle vicieux qui s'installe:

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Causes d’inactivité physique et construction du cercle vicieux (Weinek)

L’organisme humain est conçu pour le mouvement. L’exercice physique quotidien contribue à la prévention de certaines maladies et à l’amélioration de la santé biophysique. Tous les systèmes de l’organisme se développent de manière optimale lorsqu’ils sont suffisamment stimulés, que les stimuli sont appliqués suffisamment tôt, au moment opportun, en quantité suffisante et de façon continue. Un corps sédentaire se caractérise par une capacité de performances physique et organique diminuée. Cela aboutit à des atrophies et des limitations fonctionnelles. De plus, chaque organe réagit à une sous-utilisation non seulement par une diminution de sa capacité de performance dans le sens d’un processus atrophique, mais aussi par une plus grande fragilité à la maladie et par une diminution croissante de ses possibilités de compensation (Weinek, 1990).

On sait depuis longtemps que l’inactivité physique a des effets néfastes sur les appareils cardio-vasculaire et locomoteur (or, les maladies de l’appareil circulatoire et du système ostéo-articulaire sont les 2 pathologies ayant l’impact le plus important sur la mortalité et la réduction d’activité). Ainsi, la mise au lit pendant trois semaines de sujets jeunes entraîne, selon Taylor (1949) et Saltin (1968) une diminution des performances cardiaques et une augmentation des résistances vasculaires. Par ailleurs, l’apparition d’une amyotrophie est habituelle lors des alitements prolongés.

Sources:

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